• Un peu d'histoire - Coronmeuse = Frontière.

    L'histoire est un éternel recommencement et si les Liégeois restent sceptiques devant certains faits accomplis, douteront-ils d'autant plus de ce qu'à Coronmeuse se trouvait, il y a de cela deux siècles, à la frontière prussienne.

    Le Prince Évêque de Liège, Georges de Berghes, voisin du roi de Prusse Frédéric Guillaume I, ne faisait guère de manières pour arranger et apaiser les difficultés qui surgissaient constamment aux confins de St-Léonard.

    La seigneurie de Herstal vivait une époque très troublée. Depuis 1702, le roi de Prusse se disputait avec le Prince d'Orange la propriété de la terre herstalienne. La population était divisée en deux clans et les partisans en venaient très souvent à se bagarrer. Le sang coulait et de nombreux Herstaliens furent victimes de cette lutte intestine. Jusqu'en 1917, Herstal eut à souffrir de cette politique. L'ordre se rétablit par la suite d'un accord prit entre les deux belligérants.

    Ce fut en 1732 que fut inauguré en grande pompe, le roi de Prusse. Cette année fut la prise de possession de la Seigneurie de Herstal. Quatre années plus tard, la nomination d'un bourgmestre devaient amener quelques troubles, mais vite réprimés.

    Le roi de Prusse, seigneur de Herstal, n'était pas le suzerain de la terre herstalienne, car celle-ci appartenait à la Principauté de Liège. Frédéric Guillaume voulut usurper à Herstal le droit de souveraineté alors qu'il n'en était qu'un simple seigneur soumis au Prince Évêque de Liège.

    Le prince évêque Georges de Berghes lui résista, en maintint sa souveraineté tout en respectant les droits du seigneur.

    Le conflit traîna en longueur et Frédéric Guillaume mourut en 1740. Il était le premier roi de Prusse, il avait régné vingt-sept ans. Lorsque sa mort survint, il était toujours en désaccord complet avec le Prince Évêque de Liège et la situation à Herstal tendait à l'anarchie. Frédéric II, qui succédait à son père, présenta les mêmes prétentions que son père et les appuya par les armes. Il envoya un corps d'armée de 2.000 hommes, qui entra dans la principauté, à Maeseyck, en septembre 1740, et y séjourna jusqu'au 23 octobre.

    Le Prince Évêque fut bien forcé de négocier et il acheta à un bon prix les droits seigneuriaux. Les deux parties de la terre (rive gauche et rive droite) devinrent fiefs de la Principauté. Un an plus tard, Louis de Berghes était en conflit avec la cour de Brabant, qui réclamait des droits sur deux îles de la Meuse (Monsin et Dos).

    Jean-Théodore de Bavière aplanit ce conflit et c'est ainsi que Herstal devint liégeois et qu'il n'y eut plus de frontière prussienne à Coronmeuse.

    R. DETAILLE.

    (Texte intégral extrait du journal "La Legia" paru le jeudi 4 juillet 1940.)

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  • Commentaires

    1
    celia
    Jeudi 7 Février à 11:39

    site frauduleux

    2
    marie
    Jeudi 7 Février à 11:40

    on est d accord

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