• En avril 1996, la Ligue Royale Belge de Protection des Oiseaux, a publié dans le journal "Vers l'Avenir", du mardi 2 avril 1996, un intéressant article consacré au roitelet, un des minuscules oiseaux vivant dans nos contrées.

    Nous avons repris textuellement ce document que nous présentons ci-après.

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    Pesant cinq à six grammes, c'est le plus petit oiseau d'Europe. Il est reconnaissable à la teinte gris-olivâtre de son manteau et à la couronne d'un jaune d'or, avivée d'une touche orangée chez les mâles.

    La répartition du roitelet huppé épouse celle des conifères touffus à petites aiguilles. De ce fait, il est répandu sur l'ensemble de la Haute-Belgique mais, ailleurs, son aire de reproduction est plus lacunaire.

    La population belge est évaluée à quelque cent mille couples nicheurs, dont 90% sont concentrés en Haute-Belgique où les densités sont particulièrement élevées dans le Condroz, la Famenne et surtout en Ardenne.

    Comme d'autres espèces étroitement liées aux conifères, le roitelet huppé a profité de l'extension de leurs plantations. L'espèce a également pu  bénéficier d'une moindre fréquence d'hivers rigoureux auxquels elle est très sensible. En effet, le givre est souvent fatal à ces petits oiseaux, les réduisant à la famine. Les longues nuits glacées épuisent rapidement les calories du minuscule organisme.

    Les roitelets nichant en Belgique semblent demeurer sédentaires Par contre, beaucoup d'oiseaux du nord et de l'est de l'Europe passent ou viennent hiverner chez nous, surtout à l'occasion d'invasions de cette espèce venue de Finlande, de Pologne ou du Danemark.

    Le régime alimentaire du roitelet huppé est principalement composé d'insectes de petite taille à n'importe quel stade de développement (œufs, chrysalides et imagos) et de petites araignées qu'il recherche à l'extrémité des rameaux. Pour cela, il lui arrive de papillonner sous les branches comme font les Pouillots.

    Sa ponte a lieu début avril, il dépose ses œufs dans un petit nid sphérique épais et moelleux, construit à bonne hauteur (10 à 20 mètres). Seule la femelle couve.

    CARTE D'IDENTITÉ.

    • Nom latin : Regulus regulus.
    • Famille : Sylvidés.
    • Sous-ordre : Oscines.
    • Taille : 9 cm.
    • Reproduction : 7 à 11 œufs deux fois par an.
    • Couvaison : 14 à 17 jours.
    • Sevrage : 14 à 21 jours.
    • Répartition : presque toute l'Europe.
    • Statut en R.W. : strictement protégé.

    Ce document a été réalisé en 1996 par la Ligue Royale Belge de Protection des Oiseaux, 43, rue de Weeweyde, 1070 Bruxelles et paru dans le journal "Vers l'Avenir" du mardi 2 avril 1996.

    Le roitelet huppé, un oiseau de chez nous.

    Photo extraite du journal "Vers l'Avenir" du mardi 2 avril 1996.

    Le roitelet huppé.

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  • Sous la signature de F. et PH. JACQUET-LADRIER, "le Guetteur wallon" publie un article très documenté sur les débuts du téléphone à Namur, dans les années 1886-1896.

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    Au début de 1886, les journaux locaux annonçaient à leurs lecteurs la possibilité de se relier au nouveau réseau.

    Pour les utilisateurs habitant dans un rayon de trois kilomètres du bureau central, le prix de l'abonnement s'élevait à 125 F l'an (à titre comparatif, la boite de sardines valait alors 2 F et le kilo de sucre 1,50 F). Le service ne fonctionna d'abord que le jour, de 7 à 21 h. Dès mars 1886, il devint aussi accessible la nuit et fut connecté aux réseaux de Charleroi et de Bruxelles.

    En juin, apparaissaient, dans le Guide général des correspondants téléphoniques en Belgique, les noms des 56 usagers namurois, tous citadins, à exceptions près : 7 abonnés à Saint-Servais, un à Bouge, un à Saint-Marc et un à Jambes.

    Les banquiers, les industriels et les négociants composaient la majorité de la clientèle. La police, la gendarmerie, les pompiers, l'hôpital, les journaux, n'étaient pas encore raccordés, pas plus que l'évêque, les curés, le président du tribunal ou les pharmaciens ! Un seul médecin possédait un appareil. On en trouvait aussi à la gare, et, forcément, au bureau de la compagnie, 56, rue des Fossés, dirigé par le namurois Justin LEGROS.

    Les postes téléphoniques servaient aussi à la transmission de télégrammes. En cette matière, Namur était encore un peu à la traîne : en juin 1886, le trafic de dépêches ne représentait que 3,5% de l'ensemble du pays.

    En parcourant les annonces publicitaires parues dans la presse en 1887 et 1888, on constate que fort peu de réclames signalaient l'existence d'une "correspondance téléphonique" chez l'annonceur, et même que les numéros d'appel n'étaient jamais indiqués ! C'était à l'opérateur qu'il incombait de mettre en liaison deux correspondants, au seul énoncé du nom de l'appelé.

    Le cap des 200 abonnés ne fut dépassé qu'en 1890, et, à ce moment, toutes les professions se trouvèrent représentées. En 1896, l'État racheta les installations implantées par les compagnies privées, ce qui entraîna la disparition de la Société des téléphones de Zurich, créatrice du réseau namurois.

    Vers 1914, on dénombrait un millier d'abonnés. Les pylônes n'étaient pas très jolis, mais faisaient partie du paysage familier de la ville.

    M. GT.

    (Article signé M. GT. paru dans le journal "Vers l'Avenir" du samedi 3 et dimanche 4 février 1996.)

    Les débuts du téléphone à Namur.

    Photo extraite du journal "Vers l'Avenir" du samedi 3 et dimanche 4 février 1996.

    Un poste mural des années 1900.

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  • On ne promena point le bœuf gras hier, à travers les rues de Paris. Et pour cause.

    Peut-être, en tue-t-on un ou deux dans quelque abattoir clandestin - car, en cette époque de grande pénitence, les meilleures traditions ne se perpétuent guère qu'au marché noir - mais à la Villette, hélas ! On n'occis plus que des vaches squelettiques.

    Ce fut donc un jour comme les autres. Tout au moins sur le plan alimentaire. Tables dégarnies, assiettes vides. Certains débrouillards, toutefois, réussirent à faire des crêpes.

    Avec ou sans œufs. Plutôt sans...

    Quant aux masques, on n'en vit pas beaucoup sur les boulevards. Les Parisiens, qui pataugeaient dans la neige fondue, cherchèrent vainement, dans la foule, Colombines et Pierrots. Ceux-ci semblaient s'être déguisés en courants d'air...

    Il y eut pourtant, le soir, des bals costumés où les couples se trémoussèrent jusqu'à l'aube.

    La jeunesse française, malgré tout, ne perd aucune occasion de danser.

    Même, au besoin, devant le buffet.

    Roger SALARDENNE.

    (Texte extrait du journal "Le Parisien libéré" paru le mercredi 6 mars 1946).

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  • Mais Mardi-Gras est mort, comme aussi Carnaval qu'il terminait.

    Il n'y a plus guère que les enfants qui continuent à s'affubler de masques. Les grandes personnes se trouvant peut-être assez grotesques sans cela ...

    Il n'y a pas si longtemps qu'on promenait encore le Bœuf Gras dans Paris. Les bouchers et les blanchisseuses lui faisaient alors un cortège triomphal, car (on ne sait pourquoi), ce furent les corporations qui restèrent le plus longtemps fidèles aux traditions.

    Carnaval, c'était le temps où tout le monde avait la bougeotte. C'était le temps où les humbles devenaient puissants, et pour cela se déguisaient.

    On escortait les processions : à Paris, le Renard et le Bœuf Gras ; à Reims, le Hareng (en ce temps-là le hareng était encore un mets de carême)... Dans le Midi, on promenait la Tarasque et le Pailin ; à Rouen la Gargouille, à Poitiers la Grand'-Goube.

    Il y avait des royautés éphémères : le roi des Ribauds, le pape Gai, chef des fous d'Avallon, et la Mère-Folle de Dijon dont l' "Infanterie Dijonnaise" ne comprenait pas moins de 500 personnes, et n'y entrait pas qui voulait : Il fallait montrer sa folie ...

    Tout nouvel admis devait alors prêter ce serment : "Je jure de toujours tenir le verre en main et de ne faire la guerre qu'aux levrauts, aux pots et au bon vin."

    Preuve qu'alors le Carnaval n'était pas aussi fou qu'on voudrait nous le faire croire...

    Y. D.

    (Texte extrait du journal "L' Œuvre" paru le mardi 22 février 1944).

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  • DINS L' FARMACERÎYE DO BON DIÈ... LI CHICORÈYE.

    On l' veut flori tos costés. On l' lome : dint do liyon - salade do tchin - salade do fougnant - courone do nawe... C' è-st-one ièrbéye d'one grande valeûr èt bon martchi ; portant on l' prind sovint por one mwaîje ièbe. Ele convint po sognî lès maladîyes do fwè ou d'l'amér. On mougne en salade, lès tinrès fouyes coudûwes divant lès fleûrs ; lès burtons quand i gn-a dès fleûrs èt lès rècinéyes au prétimps ou bin à l'arière-saîson. Mawyî cinq à chîs brostons tos lès quinze djoûs soladje li fwè èt l' maladîye di suke. On pout fé trimper lès fleûrs dins totes sôtes d' ingrédyints po fé do sirop po l'gôje ; èt lès rècinéyes sièv'nut ossi po fé do té pô dwârmu. On ètind sovint dîre : "Nos irans mougnî lès chicoréyes pa lès rècinéyes !". Maîs fuchoz paujères, ça sèrè l' pus taurd possibe !

    Pa Lèyon LAVIS (Ciney).

    (Extrait de la revue "Li Chwès" de juin 2014.)

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    Traduction en français par Jean et Hélène.

    DANS LA PHARMACIE DU BON DIEU...LE PISSENLIT.

    On le voit fleurir tout côté. On l'appelle : dent de lion - salade du chien - salade de la taupe - couronne du paresseux... C'est une plante médicinale d'une grande valeur et bon marché ; pourtant elle est souvent prise pour une mauvaise herbe. Elle soigne les maladies du foie ou de la vésicule. On mange en salade les feuilles tendres cueillies avant les fleurs ; les tiges quand elles sont fleuries et les racines au printemps ou à l'arrière-saison. Mâcher cinq à six moignons tous les quinze jours soulage le foie et le diabète. On peut faire tremper les fleurs dans toutes sortes d'ingrédients pour faire du sirop pour la gorge ; et les racines servent aussi pour réaliser de la tisane pour dormir. On entend souvent dire : "Nous irons manger les chicorées par les racines !". Mais soyez rassurés,  ce sera le plus tard possible.

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