• LI RAÎSON.

    - Qué novèle, là ? Là one grosse eûre qu'on vos ratind !

    - Bin, è l' reuwe di Brussèle, gn-a one saquî qu'aveûve lèyî tchaîr on pîce di vingt francs à l'têre, èt gn-aveûve bin vint djins qui cachin.n' après.

    - Bin d'abôrd, gn-aveûve nin dandjî d' vos po  ; il èstin.n' à âssez po r'trover l' pîce. Vos n'avîz qu'à 'nnaler tot d'sûte ! Oyi, nin, ça n'aleûve nin... dj'aveûve mi pîd d'ssus !

    R. V.

    (Humour wallon paru dans le journal "Vers l'Avenir" du mercredi 13 mars 1996.)

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Traduction en français par Jean et Hélène.

    LA RAISON.

    - Quelle nouvelle ? Voilà une grosse heure que l'on vous attend !

    - À la rue de Bruxelles, quelqu'un avait laissé tomber par terre une pièce de vingt francs, et il y avait bien vingt personnes qui cherchaient après.

    - Alors, il n'y avait pas besoin de vous pour chercher ; ils étaient assez nombreux pour retrouver la pièce. Vous n'aviez qu'a partir de suite !

    - Oui, mais cela n'allait pas... j'avais mon pied dessus.

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°


    votre commentaire
  • ON-Z-ARIVE À ONE SICOLE !

    - Ê, Djo, as' vèyu lès panaus ? Tot doûs, on-z-arive à one sicole !

    - Bin waîte, por on côp, gn-a rin d' candjî pa rapôrt au vî timps. I n'pinsin' tot l' minme nin qu' lès-èfants alin'couru, don ! Nos-ôtes èto, on lèveut l' pîd quand on wèyeut li scole d'au lon !

    (Humour wallon paru dans le journal "Vers l'Avenir" du samedi 13 mai 2017.)

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Traduction en français par Jean et Hélène.

    ON ARRIVE À UNE ÉCOLE !

    - Eh, Joseph, as-tu vu les panneaux ? Tout doux, on arrive à une école !

    - Regardes, pour une fois, il n'y a rien de changé par rapport au vieux temps. Ils ne pensent tout de même pas que les enfants allaient courir ! Nous aussi on levait le pied lorsque l'on voyait l'école au loin !

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°


    votre commentaire
  • ÈMON L' PAURLÎ.

    L'istwêre si passe èmon l' paurlî.

    - Mossieû l'avocat, èst ç' qui l' maîsse d'on tchin èst rèspon'sâbe di tot ç' qui s' tchin vole ?

    - Assûré, rèspond-i l' paurlî.

    - Èst ç' qu'on gangnereûve li procès au tribunal ?

    - Sins manque !

    - È bin mossieû l'avocat, vosse tchin vint di m' voler on bokèt d' tchau di cinquante eûros po l' mwins' èt vos m'l'aloz payî, d'abôrd.

    - Gn-a rin d' pus jusse, rèspond-i l' paurlî. Mins à vosse toû di m' payî cint-z-eûros come payemint dèl consultâcion !

    (Humour wallon paru dans le journal "Vers l'Avenir" du samedi 6 mai 2017.)

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Traduction en français par Jean et Hélène.

    CHEZ L'AVOCAT.

    L'histoire se passe chez l'avocat.

    - Monsieur l'avocat, le maître d'un chien est-il responsable de tout ce que le chien vole ?

    - Assurément, répond l'avocat.

    - Gagnerait-on le procès au tribunal ?

    - Sûrement !

    - Alors monsieur l'avocat, votre chien vient de me voler un morceau de viande pour le moins de cinquante euros et vous allez le payer.

    - Il n'y a rien de plus juste, répond l'avocat. Mais à votre tour de me payer cent euros pour les honoraires de la consultation !

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°


    votre commentaire
  • PO LÈS QUARANTE ANS D' MÂRIADJE ?

    Li cinsî èt s' feume on tot faît leû bèsogne. I sèrè bin rade dîj eûres al nêt. Ça faît qu'i sont tos lès deûs autoû do feu, staurés dins leûs fauteuys. Li cinsi a tapé on côp d'ouy su s' gazète èt, tot r'lèvant sès-ouys i wèt qui s' feume è-st-à tûzer :

    - One saqwè qui vos tracasse, feume ?

    - Po n'vos rin catchî, dji tûze véci qu'dins saqwants djoûs, nos fièstérans nos quarante ans d' mâriadje.

    - Oyi, vos ? Come ça passe don ! Si nos-è profiterin' po touwer l' couchèt ?

    Li comére rilève si tièsse, tote sibatéye :

    - Et poqwè ç' qu'on toûwereut l' pourcia, don ? I n'è pout rin d'ça, li !

    (Humour wallon paru dans le journal "Vers l'Avenir" du samedi 29 avril 2017.)

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Traduction en français par Jean et Hélène.

    POUR LES QUARANTE ANS DE MARIAGE ?

    Le fermier et sa femme ont fini leur besogne. Il sera bientôt 10 heures du soir. Ils sont tous les deux, affalés dans leur fauteuil. Le fermier a jeté un œil sur sa gazette et, en relevant les yeux voit sa femme qui réfléchit :

    - Femme, quelque chose vous tracasse ?

    - Pour ne rien vous cacher, je pense que dans quelques jours nous fêterons nos quarante ans de mariage.

    - Oui ? Comme le temps passe ! Si nous en profitions pour tuer le cochon ?

    La commère relève la tête, toute étonnée :

    - Et pourquoi tuerait-on le cochon, donc ? Lui, il n'en peut rien de cela !

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°


    votre commentaire
  • LI NOM D' BATÈME.

    - Qué novèle ! Et l' famile !

    - Ça va, ça crét !

    - Quand nos n's-avin.n' vèyu, l'èfant n'aveûve nin co skèpyi. Dji m' sovin qu' vos discutîz do nom qui v' lî alîz d'ner !

    - Oyi, djè l' v'leûve lomer Johan èt m'feume Francis.

    - Et on l'a lomé Francis, dandjureûs ?

    - Non, Mârgueurite !

    R. V.

    (Humour wallon paru dans le journal "Vers l'Avenir" du samedi 3 et dimanche 4 février 1996.)

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Traduction en français par Jean et Hélène.

    LE NOM DE BAPTÊME.

    - Quelle nouvelle ! Et la famille !

    - Ça va, ça grandit !

    - Quand nous nous étions vus, l'enfant n'était pas encore venu au monde. Je me souviens que vous discutiez du nom que vous alliez lui donner !

    - Oui, je voulais l'appeler Johan et ma femme Francis.

    - Et on l'a sûrement appelé Francis ?

    - Non, Marguerite !

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique