• Arbre - Les riverains de la carrière Debras ont été déboutés.

    Le juge PANIER, président de tribunal des référés de Namur, a rendu deux ordonnances, le vendredi 22 décembre 1995, au sujet de l'affaire de la carrière de Besinne, opposée au comité de défense des riverains d'une part, et à la commune de Profondeville d'autre part.

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    Les riverains déboutés.

    Pour ce qui concerne les riverains, le tribunal des référés a reconnu un droit légitime qui leur revient, celui de vivre dans un environnement qui leur confère une qualité de vie normale.

    Toutefois, il constate que l'activité de la carrière qui gêne les riverains depuis l'automne 1994, n'a cessé de s’intensifier notablement suite au très important charroi lourd. Il y a eu aussi ce redoutable tir de mine mal dosé du 16 avril 1995 qui a eu pour conséquence la projection de rochers sur les habitations proches.

    Dans ses attendus, le tribunal admettait que la vidéo-cassette produite par les riverains permettait de constater que les activités dont ils se plaignaient étaient bien réelles depuis au moins 1994.

    Le tribunal des référés estimait que la réaction des riverains était trop tardive en assignant en référé, le 30 mai 1995, soit après trois ans d'activité et six semaines écoulées depuis le tir de mine du 16 avril 1995.

    En conséquence de quoi, le tribunal sollicitait du juge des référés qu'il soit mis fin à cette situation dont les riverains ont laissé s'installer et se développer.

    La demande des riverains se voit finalement non fondées.

    La commune de Profondeville a raison.

    La commune de Profondeville a obtenu gain de cause auprès du tribunal pour ce qui concerne le permis d'exploiter réglementairement les nouvelles dépendances que la carrière avait établies.

    Le tribunal consent à reconnaitre que l'exploitation des dites dépendances n'est pas étrangère aux nuisances alors que la carrière y consacre la plus grande partie de son activité. Il souligne aussi le fait que c'est l'accroissement de cette activité des derniers mois, qui a engendré l'établissement de ces nouvelles dépendances non autorisées. Le tribunal estime aussi que ces dépendances  nuisent à l'environnement, tant du point de vue de l'acoustique que de la dangerosité due au trafic qui en résulte. Pour le voisinage, ce sont des inconvénients sérieux.

    La carrière condamnée à une astreinte.

    Par ces motifs, le tribunal des référés ordonne la cessation de toute activités à la carrière DEBRAS, aussi longtemps qu'elle ne sera pas titulaire d'un permis en bonne et due forme.

    Le tribunal condamne la carrière à une astreinte de 200.000 frs par jour en cas d'infraction à cette décision.

    (D'après un texte signé P.W. paru dans le journal "Vers l'Avenir" du samedi 23, dimanche, 24 et lundi 25 décembre 1995.)

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    « Tot l' monde pout ièsse distraît !Sètimbe. »

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