• La grotte, l'âne et le bœuf, les bergers, les rois mages : décor et personnages datent des premiers temps de l'Église. Tous, pourtant, ne se trouvent pas dans le Nouveau Testament.

    * * * * * * * * *

    Une grotte ou une étable abritant une mangeoire : le décor est planté. La Vierge, saint Joseph, l'Enfant Jésus, l'âne et le bœuf, les anges, les bergers et leurs moutons, et enfin les rois mages : voilà pour les personnages.

    Dans les églises, au coin des rues, dans les vitrines des magasins et bien sûr dans les foyers, la crèche est omniprésente au temps de Noël. Elle donne sa dimension nettement familiale à cette fête, même quand celle-ci est largement déchristianisée.

    Des détails venus des "évangiles cachés".

    Mais d'où viennent les éléments de cette tradition ? Deux seulement des quatre évangiles évoquent la naissance de Jésus. Et encore, Matthieu ne signale ni crèche ni bergers, tandis que Luc ignore les mages et leurs cadeaux. Et aucun d'eux ne parle de la grotte, de l'âne ou du bœuf. Quant aux "mages" de Matthieu, il n'est pas question d'en faire des "rois", encore moins de préciser leur nombre ou leurs noms.

    En fait, tous ces détails ne nous sont transmis que par des textes connus sous le nom d'évangiles apocryphes (mot qui signifie "cachés"). Ils donnent une abondance de détails sur la vie de Jésus en accordant une large place au merveilleux. Certains sont très anciens. Le Protévangile de Jacques, dans lequel apparaissent l'âne et la grotte, n'a pas été rédigé plus d'un demi-siècle après l'évangile de saint Jean. Quant au bœuf, il n'est signalé que par le Pseudo-Matthieu, au VI siècle.

    L'Église, qui ne les a pas admis dans le Nouveau Testament, a manifesté de tout temps une grande méfiance vis-à-vis de ces "évangiles". Mais parallèlement, elle a incorporé dans sa tradition bon nombre d'éléments en provenance des apocryphes. Ainsi, les parents de la Vierge, sainte Anne  et saint Joachim, inconnus du Nouveau Testament, mais dont la vie est racontée par le Protévangile de Jacques, ont leur fête au calendrier. Et l'art religieux a largement puisé son inspiration dans ces écrits.

    Des mystères aux crèches vivantes.

    Au Moyen Âge, on voit la crèche apparaître comme décor des "mystères", ces drames liturgiques joués devant les églises et dont le récit de la naissance de Jésus était un des sujets de prédilection. Au XVIIe siècle, les mystères, devenus spectacles profanes - voire même bouffons, sont interdits. Resteront, à l'intérieur ou au porche des églises, les représentations de la Nativité : la crèche, telle qu'on la connaît aujourd'hui, était née. Mais c'est à la fin du XVIIIe siècle et surtout au XIXe, avec les techniques de reproduction en série et à bon marché, que les crèches sont sorties des lieux de culte, pour se multiplier dans tous les foyers. Quant aux crèches vivantes, la première est peut-être celle mise sur pied par Saint François d'Assise à Grecchio, à la Noël 1223. Encore que si la messe de minuit était célébrée sur une mangeoire emplie de paille, en présence d'un âne et d'un bœuf, ni l'Enfant Jésus, ni ses parents, n'étaient représentés.

    La crèche, aujourd'hui, n'est pas seulement un élément privilégié du folklore des "fêtes de fin d'année". Si elle a toujours sa place dans les églises, c'est sans doute aussi que, parlant à cette part d'enfance qui est en chacun de nous, elle nous rend plus proche du cœur la foi en l'Incarnation.

    Olivier GOFFINET.

    (Texte d'Olivier GOFFINET paru dans le journal "Vers l'Avenir" du samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 décembre 1995).

    La crèche, théologie du cœur.

    Photo extraite du journal "Vers l'Avenir" du samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 décembre 1995.

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  • LI MWÈS D'NOVIMBE.

    C'èst l'avant-dérin dès doze mwès d' l'anéye èt dispeûy todi, il a one mwaîje rèputacion èt on l' lome li "mwaîs vèyu voltî".

    Come d'èfèt, i nos amwin.ne do mwaîs timps avou do vint, dè l' pleuve, do brouliârd èt lès prumîs frèds. Li vint mètrè lès aubes mièrnus, li bia rossia tapis di mwatès fouyes va pouri avou lès pleuves. I nos va falu r'sôrti  lès tchôds tèchus, èchêrpes èt bonèts...

    Avou l' eûre qu'on nos a candjî, lès djoûrnéyes vont nos choner fwârt pèneûses èt bin coûtes : li prumère dur'rè noûf eûres èt quarante-chîs munutes, èt l' dérène yût eûres èt trinte-deûs munutes !

    Tot-au d' dilong do mwès, nos vôrans ariver au pus rade au coron po r'trover décimbe avou sès fièsses èt sès lumiéres...

     Pa Châle MASSAUX.

    (Extrait de la revue "Li Chwès"  parue en novembre 2013.)

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    Traduction en français par Jean et Hélène.

    LE MOIS DE NOVEMBRE.

    C'est l'avant-dernier des douze mois de l'année et depuis toujours, il a une mauvaise réputation et on l'appelle volontiers le "mal vu".

    En effet, il nous amène du mauvais temps avec du vent, de la pluie, du brouillard et les premiers froids. Le vent va mettre les arbres à nus, le beau tapis roux des feuilles mortes va pourrir avec les pluies. Il va nous falloir sortir les chauds tricots, écharpes et bonnets...

    Avec l'heure que l'on a changée, les journées vont nous sembler fort tristes et bien courtes : la première durera neuf heures et quarante-six minutes, et la dernière huit heures et trente-deux minutes !

    Tout au long du mois, nous voudrons arriver au plus vite à la fin pour retrouver décembre avec ses fêtes et ses lumières...

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  • NOVEMBRE - DICTONS DE CHEZ NOUS - SPOTS D'ÈMON NOS ÔTES.

    - Quand novembre sourit,

    On dit que la pluie

    S'agite et fait des bonds

    Sur les toits des maisons.

    - Quand novimbe sorît,

    On dit qui l' pleuve

    Si cotape èt faît des opes

    Su lès twèts dès maujones.

     

    - À la Toussaint, le froid revient

    Et met l'hiver en train.

    - A l'Tossint, li frèd rivint

    Et mèt l'iviêr en trin.

     

    - Quand en novembre il a tonné,

    L'hiver est avorté.

    - Quand è novimbe il a toné,

    L'iviêr a avôrté.

     

    - Si l'hiver va droit son chemin,

    Il arrive à la Saint-Martin.

    Si l'hiver va tout doucement,

    Il vient à la Saint-Clément.

    - Si l'iviêr va drwèt su s' vôye,

    Il arive à l'Sint-Maurtin.

    Si l'iviêr va tot doûcemint,

    Il arive à l'Sint-Clément.

     

    - Sainte-Catherine, toutes les filles veulent la fêter,

    Mais aucune ne veut la coiffer.

    - Sinte-Cat'rine, totes lès bauchèles vol'nut l'fièster,

    Maîs nin one ni vout l'cwèfer.

     

    - Neige de Saint-André

    Peut cent jours durer.

    - Nîve dè l'Sint-André

    Pout cint djoûs durer.

    (Extrait de la revue "Li Chwès" parue en novembre 2013.)

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  • AURMONAK... DI NOVIMBE - ALMANACH... DE NOVEMBRE.

    Li prumî :

    Come c'èst l' fièsse di tos lès sints, on dit qu'l'èfant qui vint au monde li prumî d'novimbe pout ièsse sûr di passer one vikérîye sins grandès rûses pace qui tos lès sints do calendrier sèront sès sints patrons. 

    Comme c'est la fête de tous les saints, on dit que l'enfant qui vient au monde le premier novembre peut être certain de passer une vie sans grandes difficultés parce que tous les saints du calendrier seront ses saints patrons. (Traduction par Jean et Hélène.)

    - Avou l'Tossint, li taurdu èsté nos arive.

    - Avec la Toussaint, l'été tardif vient.

    Li 2 :

    Li djoû dès âmes, i n'vos faut nin manquer d'aler à "l'passéye do djoû dès mwârts" dins lplaîjant p'tit viladje d'An.nevôye. Lès djins do viladje vègnenut à mèsse avou dès prodwîts di leû corti : canadas, lègumes di totes lès sôrtes, dès frûts ou co dès ous, dès pouyes, dès djon.es cokias...

    Tot ça èst lèyî su lès grès divant l'èglîje èt après mèsse, c'èst l'èch'vin d'Anyéye nosse soçon l'Jules Dumont qui faît one passéye è walon. Lès bènèfices sièv'nut à fé dîre dès mèsses po lès mwârts. Ni manquoz nin d'aler bwâre on bon pèkèt èmon Mirèye.

    Le jour des Trépassés, il ne faut pas manquer d'aller à "la vente publique du jour des morts" dans le plaisant petit village d'Annevoie. Les gens du village viennent à la messe avec des produits de leur jardin : pommes de terre, légumes de toutes sortes, des fruits ou encore des œufs, des poules, des jeunes coqs...

    Tout cela est laissé sur les marches de l'église et après la messe, c'est l'échevin d'Anhée, notre ami Jules Dumont, qui fait une vente publique en wallon. Les bénéfices servent à célébrer des messes pour les morts. Ne manquez pas d'aller boire un bon péket chez Mireille. (Traduction par Jean et Hélène.)

    - Li djoû dès âmes vout bin trwès gotes di pleuve.

    - Le jour des Trépassés veut bien trois gouttes de pluie.

    LI 3 : Sint-Ubert - Saint Hubert.

    Li patron dès tchèsseus èt l'apôte dès Ardènes.

    Le patron des chasseurs et l'apôtre de l'Ardenne. (Traduction par Jean et Hélène.)

    - A l'Sint-Ubert, lès sauvadjès auwes courenut èvôye divant l'iviêr.

    - À la Saint-Hubert, les oies sauvages fuient l'hiver.

    Li 4 : Sint-Châle - Saint-Charles.

    - A l'Sint-Châle, li djaléye cause.

    - À la Saint-Charles, la gelée parle.

    Li 5 : Sinte-Silvîye - Sainte-Sylvie.

    - Quand i nîve à l'Sinte-Silvîye, ça faît rîre li djardinî.

    - Quand il neige à la Sainte-Sylvie, ça fait rire le jardinier.

    Li 6 : Sinte-Bertîye - Sainte-Bertille.

    - Au mwès d'novimbe, on c'mince à fé do feu è s'tchambe.

    - En novembre, on commence à faire du feu dans sa chambre.

    Li 7 : Sinte-Carine - Sainte-Carine.

    - A l'Sinte-Carine, l'iviêr faît si tch'min.

    - À la Sainte-Carine, l'hiver s'achemine.

    Li 8 : Sint-Geoffroy - Saint-Geoffroy.

    - Li timps couvièt do djoû dè L'Sint-Geoffroy, amwin.ne sovint 3 djoûs d'frèd.

    - Le temps couvert à la Saint-Geoffroy, amène souvent 3 jours de froid.

    Li 9 : Sint-Tiodôre - Saint Théodore.

    - Li djaléye do c'mincemint d'novimbe, câsse lès rins à l'èdaumé iviêr.

    - La gelée du début de novembre, casse les reins à l'hiver commencé.

    Li 10 : Sint-Lèyon - Saint-Léon.

    - A l'Sint-Lèyon, li djaléye di saîson èst tosi fidèle à l'usance.

    - À la Saint-Léon, la gelée de saison est toujours fidèle à la tradition.

    Li 11 : Sint-Maurtin - Saint-Martin.

    On fièstéyerè l'aniversaire di l'ârmistice di 1918.

    On fêtera l'anniversaire de l'armistice de 1918. (Traduction par Jean et Hélène.)

    - Si l' brouliârd èst là po l'Sint-Maurtin, c'èst l'anonce d'on doûs iviêr.

    - Si le brouillard est présent à la Saint-Martin, c'est l'annonce d'un hiver doux.

    Li 12 : Sint-Cristian - Saint-Christian.

    - Novimbe, c'è-st-on mwès mwârt, adon i s' faut s'moussî tchôd'mint.

    - Novembre est un mois mort, alors il faut se vêtir chaudement.

    Li 13 : Sint-Brice - Saint-Brice.

    - Si è novimbe, li pleuve néye li têre, ça sèrè do bin po tot l'iviêr.

    - Si en novembre, la pluie noie la terre, ce sera du bien pour tout l'hiver.

    Li 14 : Sinte-Sidoine - Sainte Sidoine.

    - A paurti do 14 di novimbe, c'èst l' misère dins lès garines.

    - Dès le 14 novembre, c'est la misère dans les garennes.

    Li 15 : Sint-Albert - Saint-Albert.

    - C'è-st-au 15 di novimbe, qu'on vwèt tchaîr li prumère nîve.

    - C'est au 15 de novembre, qu'on voit tomber la première neige.

    Li 16 : Sinte-Marguèrite - Sainte-Marguerite.

    - Au mwès d'novimbe, pa tos lès timps, li feu dins li tch'minéye èst l'binv'nu.

    - Au mois de novembre, par tous les temps, le feu dans la cheminée est le bienvenu.

    Li 17 : Sinte-Elisabète - Sainte-Élisabeth.

    - A l' Sinte-Elisabète, tot ç' qui pwate dè l' foûrûre n'èst nin bièsse.

    - À la Sainte-Élisabeth, tout ce qui porte de la fourrure n'est point bête.

    Li 18 : Sinte-Aude - Sainte-Aude.

    - D'abitude, li djoûrnéye dè l'Sinte-Aude n'èst nin tchôde.

    - Généralement, la journée de la Sainte-Aude n'est pas chaude.

    Li 19 : Sint-Tangui - Saint-Tanguy.

    - A l'Sint-Tangui, li timps èst todi gris.

    - À la Saint-Tanguy, le temps est toujours gris.

    Li 20 : Sint-Edmond - Saint-Edmond.

    - A l'Sint-Edmond, li timps n'èst jamais bon.

    - À la Saint-Edmond, le temps n'est jamais bon.

    Li 21 : Sint-Félix - Saint-Félix.

    - Sint-Félix amwin.ne todi l'frèd.

    - Saint-Félix amène toujours le froid.

    Li 22 : Sinte-Cicile - Sainte Cécile.

    - Planté à l'Sinte-Cicile, chake pwès è faît mile.

    - Planté à la Sainte-Cécile, chaque pois en fait mille.

    Li 23 : Sint-Clément - Saint-Clément.

    - Quand l'ivièr vint doucètemint, il èst là po l'Sint-Clément.

    - Quand l'hiver vient doucement, il est là pour la Saint-Clément.

    Li 24 : Sinte-Flore - Sainte-Flore.

    - A l'Sinte-Flore, gn-a pus rin qui florirè.

    - À la Sainte-Flore, plus rien ne fleurira.

    Li 25 : Sinte-Cat'rine - Sainte-Catherine.

    - Quand Sinte-Cat'rine fait s' mawe au ciél, i faut bèrdachî longtimps dins l' bèrdouye.

    - Quand Sainte-Catherine, au ciel, fait la moue, il faut patauger longtemps dans la boue.

    Li 26 : Sinte-Delfine - Sainte-Delphine.

    - A l'Sinte-Delfine, il èst timps di mète si mantia à pèlèrine.

    - À la Sainte-Delphine, il est temps de mettre son manteau à pèlerine.

    Li 27 : Sint-Séverin - Saint-Séverin.

    - A l'Sint-Séverin, on tchaufe sès rins.

    - À la Saint-Séverin, on se chauffe les reins.

    Li 28 : Sint-Sostène - Saint-Sosthène.

    On mousse dins lès "Avents".

    On entre dans les Avents. (Traduction par Jean et Hélène.)

    - One pleuve d'oradje do timps dès Avents, rastaudje l'iviêr.

    - Une pluie d'orage pendant les Avents retarde l'hiver.

    Li 29 : Sint-Saturnin - Saint-Saturnin.

    - Li nîve dè l'Sint-Saturnin, c'èst d'l'êwe po l' molin.

    - La neige de la Saint-Saturnin, c'est de l'eau pour le moulin.

    Li 30 : Sint-André - Saint-André.

    - Quand l'iviêr n'èst nin prèssé, il arive à l'Sint-André.

    - Quand l'hiver n'est pas pressé, il arrive à la Saint-André.

    Pa Châle MASSAUX.

    (Extrait de la revue "Li Chwès" parue en novembre 2014.)

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  • SINT-CRÈPIN, LI PATRON DES CWAM'JÎS.

    On fièstéye li Sint-Crèpin, patron dès cwam'jîs li 25 d'octôbe.

    Dins l' vî timps, lès cwam'jîs alin.nes di maujone en maujone po fé dès solés à l' mèseure dè l' pratique. Is ènn' alin.nes bin sûr avou totes leûs ostèyes, èt li p'tit magot qu'is avin.nes gangnî au d'bout dè l' djoûrnéye, si lomeûve leû Sint-Crèpin... On ètindeûve sovint :

    Li cia qui roteûve avou dès trop p'tits solés,

    èsteûve è l' prîjon da Sint-Crèpin.

    Pa Châle MASSAUX.

    (Extrait de la revue "Li Chwès" paru en octobre 2013.)

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    Traduction en français par Jean et Hélène.

    SAINT-CRÉPIN, LE PATRON DES CORDONNIERS.

    On fête la Saint-Crépin, patron des cordonniers, le 25 octobre.

    Dans l'ancien temps, les cordonniers allaient de maison en maison pour faire des souliers à la mesure du client. Ils allaient bien sûr avec tous leurs outils et le petit magot qu'ils avaient gagné au bout de la journée, s'ils nommaient leur Saint-Crépin... On entendait souvent :

    Celui qui marchait avec des souliers trop petits,

    était dans la prison de Saint-Crépin.

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