• Dans un article précédent, nous relations le grave incident survenu à la carrière de Besinne occasionné par une erreur des artificiers ayant usé de charges trop puissantes. Les dégâts s'étaient avérés très importants. Aux abords de la carrière, de dangereuses projections de pierres avaient causé pas mal de dégâts aux habitations. (clic ici)

    Le jeudi 4 mai 1995, dans la soirée, le Conseil Communal de Profondeville tenait son audience en présence de nombreux riverains de la carrière car l'incident devait être évoqué. Des calicots de protestation traduisaient avec humour, parfois, le ras le bol des riverains, comme par exemple : "Auprès de mon Arbre, je vivais heureux".

    À la demande de l'opposition, ce point était souhaité inscrit à l'ordre du jour. La majorité l'y avait toutefois fait figurer en prévoyant la ratification d'une ordonnance de police à prendre d'urgence par le bourgmestre.

    Le débat fut long. Le bourgmestre a rappelé les faits désagréables pour les riverains qui sont survenus depuis 1988, époque de la reprise d'activités de la carrière. D'abord, l'exploitation revêtait un caractère artisanal qui n'a pas tardé à virer en activité industrielle. Il avait été question de l'installation d'un concasseur dont la Députation Permanente de Namur avait décliné l'autorisation en suivant l'avis de la CCAT et du Collège Échevinal de Profondeville. Divers recours s'en sont suivis alors que le travail était en pleine recrudescence en 1994. Les visites des autorités se sont succédé jusqu'au jour fatal du 19 avril 1995, celui des fameux tirs de mines dévastateurs.

    M. Bernard DELMOTTE qui avait en charge le dossier pour l'administration communale, a expliqué la teneur des quatre lettres transmises par le collège à diverse instances en vue de connaitre leur avis. Son conseil était de ne pas brusquer les choses, au risque de devoir faire marche-arrière par la suite.

    Les mesures prises à l'encontre de l'illégalité de l'exploitation sont alors exposées par l'échevin de l'environnement, M. DUBOIS, Suite aux derniers incidents, le collège a décidé de suspendre les tirs de mines pendant un mois, terme toutefois renouvelable au besoin. Interdire la totalité de l'exploitation est impossible, compte tenu de l'autorisation lui accordée en 1955. Quant au problème juridique de la sécurité aux abords de la carrière, l'affaire est toujours pendante au Tribunal des Référés. La reprise des tirs découle d'autre part d'une autorisation de la région Wallonne.

    Les débats virent à l'énervement de M. DELIRE du comité des riverains qui déplore la décision qu'a prise  le bourgmestre d'interdire la présence de banderoles revendicatives à la réunion.

    Des enfants ont remis au bourgmestre un épais dossier contenant 170 lettres de protestation.

    La séance a ensuite repris son cours habituel en traitant les autres points inscrits à l'ordre du jour.

    (D'après un texte signé Freddy GILLAIN paru dans le journal "Vers l'Avenir" du lundi 8 mai 1995)

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  • VAUT CO MIA N'RIN DÎRE !

    Li Piêre lît s' gazète dins s' fauteuy, come d'abitude do timps qui s'feume faît l' mwin.nadje. Ele comince à 'nn'awè s' sô èt po l' fé ènonder one miète, èle lache :

    - Savoz bin qu' vosse cousin m'a dit qu'i m' wèyeut voltî ?

    - Ô, gn-a rin avou ça, savoz, il èst come mi, i n'a jamaîs pont yeû d' gout !

    Wèyoz, dès côps qu'i-gn-a, vaut co mia n' rin dîre !

    (Humour wallon paru dans le journal "Vers l'Avenir" du samedi 7 janvier 2017.)

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    Traduction en français par Jean et Hélène.

     PARFOIS IL VAUT MIEUX SE TAIRE !

    Pierre lit sa gazette dans son fauteuil, comme d'habitude, pendant que sa femme s'occupe du ménage. Elle commence à en avoir assez et pour l'exciter un peu, elle dit :

    - Savez-vous que votre cousin m'a dit qu'il m'aimait bien ?

    - Il n'y a rien à cela, savez-vous, il est comme moi, il n'a jamais eu beaucoup de goût !

    Voyez-vous, parfois il vaut mieux se taire !

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  • Le Jeudi 4 mai 1995, le Prince Laurent accompagné de Mickey, a rendu visite à une centaine d'enfants de Dinant, Anhée et Yvoir, répondant ainsi à l'invitation que lui avait faite l'asbl "Natura Belgica" à l'occasion du premier anniversaire de la création de la "Ferme du Bonheur" située sur le plateau de Sommière.

    En somme, c'est au célèbre parc d'attraction de la région parisienne que revient la création de ce lieu de promotion de la sauvegarde de l'environnement destiné aux enfants.

    La "Ferme du Bonheur" de Sommière a comme président, le baron de JAMBLINNE de MEUX, alors que Mme Nicole de RONCHÈNE préside l'ensemble des "Fermes du Bonheur".

    Ces deux personnalités de la noblesse belge ont accueilli le Prince Laurent à son arrivée très applaudie. On remarquait aussi la présence de M. DALEM, du gouverneur de la Province de Namur, du ministre LEBRUN, des bourgmestres FOURNEAU de Dinant et de GIEY d'Onhaye entouré de ses édiles communaux.

    Après avoir salué le Prince Laurent, président de l' "Institut Belge pour la gestion durable des ressources naturelles et la promotion des énergies propres", Mme de RONCHÈNE et le baron de JAMBLINNE de MEUX se sont mis en devoir d'expliquer comment la "Ferme du Bonheur" de Sommière a pu entrer en fonction en une année, initiant de la sorte quelque 2000 enfants, de 6 à 12 ans, à la découverte du monde agricole et à la protection de la nature. Durant une semaine, parfois moins pour certains, ils ont soigné les animaux, trait les bovins et ovins, fabriqué du fromage, tondu les moutons, filé leur laine, récolté les pommes de terre etc...

    Convaincu du travail assumé par les jeunes, le Prince Laurent les a chaleureusement félicité en leur faisant comprendre qu'ils venaient tous de prendre une participation concrète à la vie rurale et à la nature.

    Le prince les congratula aussi pour avoir permis à leur Ferme du Bonheur, d'obtenir le prix décerné par Euro Disney. Le prince s'est fait un plaisir d'annoncer l'institut qu'il préside avait pris une initiative en faveur des régions sinistrées par les inondations du dernier hiver : "On étudie des propositions de solutions originales en amont, en concentrant, avec les autres pays concernés."

    Un cadeau a été remis au prince, consistant en une sérigraphie des plus colorées de l'artiste Michel FOULON, intitulée "Le Temps".

    L'instant suivant, c'est au tour de Mickey d'entrer en scène en assistant l'ambassadrice d'Euro Disney, venue de Marne-la-Vallée remettre aux responsables de "Nature Belgica", le diplôme attestant de l'octroi du Premier Prix "Nature Euro Disney", à la "Ferme du Bonheur" de Sommière.

    (D'après un texte de Paul BOUCHAT paru dans le journal "Vers l'Avenir" du vendredi 5 mai 1995. La photo est Philippe BERGER.)

    Sommière - Le Prince Laurent reçu chez les enfants de la Ferme du Bonheur.

    Photo de Philippe BERGER extraite du journal "Vers l'Avenir" du vendredi 5 mai 1995.

    Douces caresses enfantines à un poney Halflinger de la "Ferme du Bonheur" de Sommière.

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  • Avant-propos.

     Lors de la réalisation de notre conférence intitulée, "Pays d'Azur...entre Monts et Grèves", nous avons consacré spécialement un de nos voyages aux festivités pascales qui se déroulent traditionnellement à Vence.

    A votre intention, nous avons ressorti de nos archives une série de diapositives dédiées à cette splendide fête qui dure trois jours.

    * * * * * * * * *

    Vence, vieux bourg pittoresque à 20 km de Nice, est entouré d'oliviers, orangers, citronniers, ainsi que d'une flore multicolore.

    Nombre d'artistes, artisans et boutiquiers animent les rues de la cité historique.

    C'est à Pâques que la ville se mobilise pendant trois jours. Le samedi, la soirée de la reine ouvre les festivités. Le dimanche, en la cathédrale Notre-Dame de la Nativité, la messe traditionnelle y est célébrée, suivie du couronnement de la reine de Vence.

    Le lundi après-midi, Le grand corso de la Reine, avec la présence de chars fleuris, danseurs, musiciens, groupes folkloriques, aux couleurs de Vence et de la Provence défilent dans les rues de la ville.

    Les festivités de Pâques à Vence.

    Groupe costumé.

    Les festivités de Pâques à Vence.

    Les festivités de Pâques à Vence.

    Cortège.

    Les festivités de Pâques à Vence.

    Les festivités de Pâques à Vence.

    Les festivités de Pâques à Vence.

    Danseurs.

    Les festivités de Pâques à Vence.

    Les festivités de Pâques à Vence.

    Les festivités de Pâques à Vence.

    Chars fleuris.

    Les festivités de Pâques à Vence.

    La Reine de Vence.

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  • L' ÈFANT ÈT L' MAÎSSE DI SCOLE.

    ( Cès arsouyes-là n'è fêyenut jamaîs one bone ! )

     

    On n' lî vèyeûve pus qui s' frimousse,

    Et il aleûve bin sûr pèri,

    Si n'arive nin à s' ragritchî

    A one grosse rècinéye.

    "Abîye ! Abîye ! Dji néye !

    Criyeûve-t-i d' sès pus fwârt en fiyant po s' rissatchî".

    Come c' èsteûve dè l' vièspréye èt qu' on z-èsteûve djwèdi,

    Justumint avaur-là passeûve on maîsse di scole.

    En z-oyant l' pôve mivé près' à s' rôyî l' gosî :

    "Vo z-è-là onk, di-st-i, qui faurè co su' dji scole !"

    Quand i l' avise è l' êwe, i s' corséye èt lî dit :

    "Ah ! Mon parent, on z-a co fé dès sènes,

    A ç' qui dj' pou veûy ! Si vos d' meurîz è vosse maujon,

    Vos n' vérîz nin dins Moûse fé do sauvadje pèchon.

    Sacrès man.nèts gamins ! I faut todi qu' ça rène !

    Vos avoz one rude chance qui dji n' so nin vosse pére ;

    Vos atrap'rîz dè l' blouke èt vos n' ricominç'rîz pus !

    Vos n' sondjoz nin aus transes qui vos d'noz à vosse mére ?

    Est-ç' qui v's avoz l'idéye di foute vos parints dju ?"

    Quand l'a yeû tot causé, li maîsse l'a rapêchî ;

    S' i taurdjîye cor on pau, l' èfant s' aleûve nèyî.

    Dès djins parèyes au maîsse, gn-a brâmint d' pus qu'on n' pinse.

    Is prêtchenut, is prêtchenut, is n' ont jamais tot dit :

    Faleûve fé come ça, faleûve fé come ci.

    Si on z-a do maleûr, c'è-st-one bone pénitince.

    Portant, is frin.nes bin mia, putôt qu' di tant bèrdèler,

    Di d'ner rade on côp d' mwin au cia qu' è-st-embêté.

    Joseph HOUZIAUX.

    (Adaptation en wallon de la fable de Jean de la Fontaine, "L'enfant et le maître d'école", parue dans la revue "Li Chwès" de décembre 2011).

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Traduction en français par Jean et Hélène.

    L' ENFANT ET LE MAÎTRE D'ÉCOLE.

    ( Ces espiègles-là n'en font jamais une bonne ! )

     

    On ne voyait plus que sa frimousse,

    Et il allait sûrement périr,

    S'il n'arrive pas à se raccrocher,

    À une grosse touffe de racines.

    "Vite ! Vite ! Je me noie !

    Criait-il de plus en plus fort en essayant de s'en sortir".

    Comme c'était à la soirée et que l'on était jeudi.

    Justement de ce côté-là passait un maître d'école.

    En voyant le pauvre enfant prêt à s'arracher le gosier :

    "En voilà un, dit-il, qu'il faudrait que j'éduque !"

    Quand il le voit dans l'eau, il se redresse et lui dit :

    "Ah ! Mon parent, l'on a encore fait des siennes,

    À ce que je peux voir ! Si vous restiez dans votre maison,

    Vous n'iriez pas dans Meuse imiter le poisson.

    Sale gamin ! Il faut toujours que cela arrive !

    Vous avez une grande chance que je ne suis pas votre père ;

    Vous attraperiez une correction à l'aide de ma ceinture et vous ne recommenceriez plus !

    Vous ne songez pas aux inquiétudes que vous donnez à votre mère ?

    Avez-vous l'idée de mettre vos parents à bout ?"

    Quand il a eu fini de parler, le maître l'a repêché ;

    S'il tardait encore un peu, l'enfant allait se noyer.

    Des gens pareils au maître, il y en a beaucoup plus qu'on pense.

    Ils prêchent, ils prêchent, ils n'ont jamais tout dit :

    Fallait faire comme cela, fallait faire comme ceci.

    Si on a du malheur, c'est une bonne pénitence.

    Pourtant, ils feraient mieux, plutôt que de tant ramager,

    De donner vite un coup de main à celui qui est embêté.

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