• 1940-1945 - La Brigade Piron libératrice de Bruxelles.

    Le 3 septembre 1944, la Brigade Piron entre en Belgique par Rongy, fonce sur Bruxelles qu'elle atteint dès le lendemain sous les ovations d'une foule délirante.

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    La fondation de la Brigade Piron.

    Le 28 mai 1940, l'Armée Belge capitule. Une multitude de ses soldats convergent vers Dunkerque dans le l'espoir d'embarquer avec le corps expéditionnaire britannique, à destination de l'Angleterre.

    Une minorité de soldats belges réussissent dans leur projet, les autres sont capturés par l'ennemi  et envoyés dans les stalags d'Allemagne.

    Quelques mois après leur arrivée en territoire britannique, au mois août, cette poignée de soldats belges âgés de 19 à 35 ans, est prise en main par autorités compatriotes elles aussi présentes, pour former l'embryon de ce qui deviendra plus tard, la Brigade Piron.

    Petit à petit, le groupe se complète par des anciens de la Légion étrangère et par des évadés de Belgique enfin arrivés en Grande-Bretagne en passant par l'Espagne.

    Dès lors, tous ces hommes constituent l'effectif d'un bataillon d'infanterie. L'idée vient de gonfler l'importance de ce bataillon en faisant beaucoup  parler de lui dans le but de leurrer les Allemands. Une astuce parmi d'autres est de faire tourner le moteur d'une chenillette devant le micro de la radio en affirmant qu'il s'agit d'un de leurs chars.

    A partir de février 1941, des Luxembourgeois commencent à arriver pour se joindre au groupement.

    En juin 1941, le groupement belgo-luxembourgeois est déjà bien étoffé. Il est subdivisé en trois unités, alors qu'un escadron d'auto-blindées est constitué.

    Parmi ces trois unités, une sélection s'opère par recrutement d'hommes physiquement  constitués en vue de créer une unité spéciale de combat dénommée SAS pour "Special Air Service"  ainsi qu'une compagnie de commandos.

    Ces costauds sont maintenus dans leur forme physique par un CSPH (Centre de Réadaptation Physique et des Sports) établi à Criccieth, puis à Beddgelert.

    Le 6 janvier 1942, le Major belge J-B- PIRON, accompagné du Commandant F. de SELLIERS de MORANVILLE et du Lieutenant R. DIDISHEIM, débarque en Ecosse, venant de Gibraltar, à bord du paquebot "Batory".

    Le Major PIRON est promu le commandant des Forces Belges en Grande-Bretagne, à la fonction d'Officier Supérieur Adjoint chargé de diriger et de parfaire l'entraînement de l'ensemble du bataillon.

    Il crée un petit état-major avancé avec le Commandant CANNEPEEL et le Lieutenant DIDISHEIM.

    En 1944, l'ensemble du groupe compte quelque 2.200 hommes équipés de 500 véhicules c'est celui-là qui, le 1er août 1944, débarque à Arromanches, deux mois après les GI et les Tommies.

    Le baptême du feu en Côte Fleurie...puis la course vers Bruxelles.

    Le Major PIRON est très déçu de ne pouvoir accompagner les alliés pour le débarquement le "Jour J", mais il aura sa revanche plus tard ! ! !

    Le 4 août 1944, à partir de 9 heures du matin, débutent les opérations embarquement dans les docks du port de Tilburg, à bord de trois "Liberty Ships" : le "Paul Benjamin" ; l' "Henry Austen" ; le "Finlay" et le cargo britannique "Empire Gladstone"

     A 18 heures, tout est embarqué, l'appareillage peut être commandé pour rejoindre un convoi en formation à Whistable.

    Entretemps, le major Piron est promu au grade de Colonel.

    Le 6 août, peu après 18 heures, le convoi surnommé "Brigade Piron" placé sous le commandement de la 6e Aéroportée britannique appareille et...bon vent pour la Normandie.

    L'arrivée du convoi en vue des côtes se passe par épisodes. Les Belges sont les premiers sur la terre ferme et à partir du 9 août la Brigade Piron est déclarée opérationnelle.

    La Brigade Piron reçoit le baptême du feu le 17 août en passant au combat en compagnie des troupes britanniques et néerlandaises dans l'opération "Paddle" destinée à précipiter la chute de l'armée allemande en direction de la Seine. Elle participe à libération de Franceville, Varaville où ses blindés se détachent pour assister les Anglais, Dives-sur-mer, Cabourg et Houlgate. Le 22 août la Brigade Piron reprend Villers-sur-Mer et Dauville, puis Trouville et Honfleur le 24 août.

    Dans sa progression, la Brigade Piron doit faire face à la 12e S.S. Panzerdivision "Hitlerjügend" retranchée.

    Le 29 août, la Brigade Piron franchit la Seine et marche vers Le Havre qui est reprise le surlendemain.

    Brusquement, le 2 septembre, l'ordre lui est donné de quitter le front afin d'arriver au plus tôt en vue de Bruxelles car l'État-major britannique a l'intention de libérer la capitale de la Belgique dès le lendemain.

    Le 3 septembre, la brigade passe la frontière franco-belge après avoir roulé toute la nuit et entre dans Bruxelles le lendemain 4 septembre 1944, accueillie triomphalement par une population en délire.

    Par ses stèles, le nom de ses rues, ses tombes et une multitude de petits détails, la Côte Fleurie révèle encore aujourd'hui le souvenir vivant du passage de la Brigade Piron pour la libération de ses villages.

    (D'après un reportage signé N.HN paru dans le journal "La Nouvelle Gazette" du mardi 5 mai 2015.)

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     1940-1945 - La Brigade Piron libératrice de Bruxelles.

    Photo extraite du journal "La Nouvelle Gazette" du mardi 5 mai 2015.

    Les Bruxellois accueillent triomphalement la Brigade Piron, leur libératrice.

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  • Commentaires

    1
    Dupont
    Jeudi 5 Septembre à 17:53

    Bonjour,

    Le 3 septembre 1944, la Brigade Piron entre en Belgique par Rongy,

    on traverser un pont

    Avez vous le nom du pont

    merci

    AD

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