• Pour poursuivre sa saison théâtrale, la troupe royale "L'Avenir" avait programmé pour la mi-décembre, "Li diale dins l'Botique", une pièce gaie en trois actes de Roger DUHAUBOIS.

    Comme il fallait s'y attendre, ce fut un succès complet.

    La distribution était la suivante :

    • régie et mise en scène - André BAILLOT
    • décors - Jacques COBUT
    • grimage - Josiane CUVELIER
    • interprètes - (de gauche à droite sur la photo) André BAILLOT ; Monique BAILLOT ; Jean-Louis CUVELIER ; Laure DERARD ; Henri SCAILTEUR et GONZAGUE.

    La troupe d'André BAILLOT a réédité sa prestation dans les salles de Pondrôme, de Flavion et d'Yvoir.

    Anhée - La troupe royale "L'Avenir" a interprété "Li diale dins l'botique".

    Photo extraite du journal "Vers l'Avenir" du mardi 13 décembre 1994.

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  • William PASEK, né à Charleroi en juin 1928, est décédé le 10 décembre 1994.

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    William PASEK, un patron au bon cœur.

    En 1946, William PASEK est engagé à la sablière d'Haut-le-Wastia dirigée par son père Stéphane, un immigré d'origine tchèque.

    La petite entreprise familiale prend le statut de société anonyme en 1948 et fonctionne avec une vingtaine d'ouvriers spécialisés dans l'extraction de sable pour la fabrication de matériaux réfractaires.

    En 1951, William PASEK est promu directeur des travaux et se prépare à succéder à son père, évènement survenu en 1957.

    Son principal souci est de s'orienter vers de nouvelles techniques de réfraction. Il met à profit une immobilité de plusieurs mois causée par un accident de travail pour étudier et mettre au point divers procédés spéciaux, tels le pisé (torchis réfractaire) et le gunitage (projection sous pression de béton réfractaire).

    Durant cette même période, l'entreprise installe un second siège à Bouvignes et reprend une partie des anciennes usines "Sanson-Saint-Joseph" d'Anhée.

    La renommée de l'entreprise PASEK fait son chemin en Europe, car elle est l'une des premières à avoir analysé et étudié les problèmes liés à la chaleur dans les fours. Pour pallier ces effets néfastes, elle met au point un béton réfractaire destiné aux hauts-fourneaux, aciéries et fonderies.

    Par son ingéniosité, l'entreprise PASEK connait un tel accroissement durant les années 1960, qu'elle se trouve dans l'obligation d'ouvrir des succursales en France, en Espagne et au Brésil.

    Dès 1992, la santé de William PASEK se détériorant, il se voit forcé de restreinte ses activités et finalement de céder la direction des affaires à sa fille Marie-Hélène. Il reste cependant impliqué dans l'entreprise au titre de président-directeur général honoraire jusqu'à son décès.

    Outre son incomparable compétence professionnelle, William PASEK s'est affirmé être un patron très attentionné à l'égard de son personnel, très proche de lui, doté d'une grande sensibilité et d'un sens social des plus humains.

    Ses amis et tous ceux qui l'ont côtoyé garderont de lui le souvenir d'un homme au grand cœur.

    (D'après un reportage signé J-L.T. paru dans le journal "Vers l'Avenir" du mardi 13 décembre 1994.)

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  • Le jeudi 25 novembre, à 10 h 30, les facultés de Clermont-Ferrand ont été cernées et envahies par les soldats allemands et la Gestapo. Les amphithéâtres ont été vidés brutalement, les soldats frappant à coups de pieds et de genoux les professeurs et les étudiants qui n'obéissaient pas assez vite. Déjà, des coups de feu crépitaient un peu partout. Des mitrailleuses avaient été installées aux fenêtres donnant sur la cour ou hissées sur les toits.

    Dans la cour, où cinq cents personnes se trouvèrent bientôt rassemblées les bras en l'air, les Allemands opérèrent un premier tri entre Clermontois et Strasbourgeois (on sait que la Faculté de Strasbourg a été repliée sur Clermont). Aux Strasbourgeois, les Allemands adjoignirent les étudiants étrangers et les envoyèrent à la caserne du 92e régiment d'infanterie. Là, on procéda aux interrogatoires et à une fouille complète. Quelques-uns furent libérés dès le soir, en particulier les doyens, sauf le doyen FORSTER, libéré le 27 au matin.

    A la Faculté de Médecine, où les portes étaient fermées, les Allemands donnèrent deux minutes pour leur ouverture en même temps que pour la sortie des étudiants sous la menace d'attaque à la grenade.

    M. COLLOMPS, professeur de grec et de papyrologie à la Faculté des Lettres de Strasbourg, qui ne levait pas assez vite les bras, fut abattu. Le chef des travaux de minéralogie WEILL, de la Faculté de Strasbourg, a été blessé d'une balle dans la cuisse. Un lycéen, de treize ans qui, passant dans la rue, ne descendait pas assez vite du trottoir, a été tué de six balles de mitrailleuses. De même, un jeune homme qui, devant la Faculté, s'était mis à courir pour éviter de se trouver dans la bagarre, a été blessé puis achevé à coups de crosse de fusil.

    Pendant l'opération, les téléphones ont été occupés par des femmes allemandes, celui du rectorat en particulier par une agente de la Gestapo en manteau de fourrure. Cette même femme serait apparue le soir à la caserne, accompagnée d'un nommé MATHIEU, étudiant en histoire, qui, tout en se donnant comme un "résistant", fréquentait assidûment les milieux allemands. C'est ce MATHIEU qui indiquait aux policiers les étudiants à libérer ou à retenir.

    Il semble que cette opération, sauvagement menée, ait eu pour but la recherche de quatorze personnes appartenant aux milieux des deux Universités et dont les Allemands possédaient la liste. Le 27 novembre, une cinquantaine d'arrestations étaient encore maintenues dont celles d'une dizaine de professeurs.

    (Texte intégral extrait de la revue "Libération n°159" l'hebdomadaire de la Résistance française).

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  • L'assassinat de M. Maurice SARRAUT que les journaux parisiens, après quelques flottements, présentent aujourd'hui comme l'œuvre des terroristes "patriotes", est l'œuvre de la section des Waffen S.S., qui opère sous les ordres de la Gestapo, en liaison avec la Milice et la L.V.F.

    Déjà, la même bande avait fait dérailler, à Chalon-sur-Saône, le rapide Paris-Marseille, tout en rejetant la responsabilité de cet exploit sur les patriotes. Déjà, elle s'était fait la main à Lyon et à Grenoble, sur d'authentiques hommes de la résistance. La voici, qui s'attaque maintenant à des hommes politiques.

    Il y a quinze jours, M. BOUSQUET, secrétaire général pour la police, dont on connaît les relations personnelles avec la famille SARRAUT, par l'intermédiaire de deux contrôleurs de la police judiciaire, MM. BLANC et JEAN, que les Waffen S.S. et la Milice avaient décidé de le supprimer.

    Prévenu de l'attentat dans la soirée, LAVAL est revenu immédiatement au Parc pour rédiger lui-même le texte de l'information publiée par la presse sud, où, contrairement à l'habitude, il n'était question ni de communistes, ni de terroristes, ni de réfractaires, mais uniquement d' "individu armés de mitrailleuses".

    On s'attend, dans la région de Toulouse, à d'autres "exécutions", imputables aux terroristes nationaux.

    (Texte intégral extrait de la revue "Libération n°159" l'hebdomadaire de la Résistance française).

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  • Pour soigner Vichy en crise, Berlin a envoyé un éminent praticien : Otto ABETZ.

    Arrivé le samedi à Vichy, il a eu, à 11 h 50, une entrevue avec M. PÉTAIN, en présence de MM. ROMIER et de BRINON. A cet entretien, qui a duré trois quarts d'heure, M. LAVAL n'assistait pas.

    ABETZ aurait remis au Maréchal un long mémorandum (qu'on dit avoir été rédigé par RIBBENTROP) concernant la politique étrangère de la France depuis Montoire. Le document conclurait à la culpabilité de PÉTAIN dans l'échec de la politique de collaboration et mettrait le Maréchal en présence de cette alternative : ou gouverner dans le sens de la collaboration, ou céder la place à un Gauleiter.

    Dans l'après-midi, Otto ABETZ a eu avec LAVAL de longues conversations qui se sont poursuivies durant la journée de dimanche.

    Selon certaines informations, l'ambassadeur du Reich serait porteur d'un contre-projet opposé par Berlin au projet PÉTAIN. Il s'agirait de faire convoquer l'Assemblée Nationale, mais avec l'agrément et sous la direction de LAVAL.

    Pendant ce temps, les faiseurs de textes continuent leur travail. C'est ainsi que circule un acte constitutionnel n°4 sepliés, ainsi rédigé :

    " Article premier. - Dans le cas où, pour une cause quelconque, l'Assemblée Nationale ne pourrait se réunir pour nommer mon successeur, celui-ci sera exceptionnellement désigné à la majorité des voix par un collège électoral composé des présidents, vice-présidents et secrétaires de conseils départementaux, du syndic national et des syndics régionaux de la Corporation paysanne, des présidents des Chambres de Commerce et des Chambres de Métiers, et de trente représentants du monde du travail choisis par le Conseil supérieur de la Charte."

    Mais ces bons apôtres auront-ils le loisir de continuer ce petit jeu des petits papiers ? Aux dernières nouvelles, le bruit ne court-il pas, qu'en définitive, HITLER aurait décidé de désigner un Gauleiter pour la France en prenant prétexte de la "trahison" du Maréchal, convaincu d'avoir tenté d'entrer en relation ...avec le général de GAULLE, considéré par lui comme son successeur éventuel.

    On aura vraiment tout vu !

    (Texte intégral extrait de la revue "Libération n°159" l'hebdomadaire de la Résistance française).

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