• Venant de Jemeppe-sur-Sambre vers Onoz, à l'endroit où la route d'Eghezée se rapproche de la ligne de chemin de fer, on aperçoit sur la droite un rocher accroché à la colline, c'est là que se situe la grotte de l'Homme de Spy.

    Il y a quelque 30.000 ans, l'homme de Néandertal tentait de se sédentariser plutôt que d'errer à travers les landes glacées d'Europe. Il a trouvé notre région propice à cette fixation et s'est mis à la recherche d'endroits pour y élire domicile. La grotte de Spy est de ceux-là.

    L'Institut Royal des Sciences Naturelles de Bruxelles détient des restes humains, dont deux crânes parfaitement conservés, trouvés dans la grotte et datant de 30 à 40.000 années.

    Il s'agit d'ossement d'un couple qui a résidé à la grotte dite "Bètche-al-Rotche". Des ossements disparates ont été découverts plus tard dans d'autres sites néandertaliens.

    À Jemeppe-sur-Sambre, un sculpteur, M. José BINON, s'efforce de perpétuer le souvenir du plus ancien habitant du lieu et ce, avec l'appoint de l'administration communale.

    Un petit musée de la préhistoire a été aménagé dans les combles de la bibliothèque communale avec, dans la première pièce, des vitrines agencées témoignant l'évolution de l'humanité, du paléolithique au néolithique. Une deuxième salle, plus didactique, présente des reconstitutions en modèle réduit de la vie des hommes préhistoriques durant le néolithique.

    Il y a quelques années, la Grotte de Spy faisait l'objet de la curiosité des touristes venus par autocars entiers grimper à l'assaut de la colline.

    De nos jours, les accès sont devenus difficiles et la question se pose : "Faut-il rendre le site à nouveau accessible ?", en le remettant en valeur au risque de le voir saccagé tôt ou tard.

    (D'après un reportage paru dans le journal "Vers l'Avenir" du mardi 11 avril 1995.)

    Sur les traces de l'Homme de Spy.

    Photo extraite du journal "Vers l'Avenir" du mardi 11 avril 1995.

    Spy fut une grotte très fréquentée par les Néandertaliens.

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    Bioul - Classe de Mme Michelle LANNEAU 1995-1996.

    Cette photo prêtée par Mme Michelle LANNEAU n'est pas libre de droits.

    Rang 1, de gauche à droite :

    Amaury LAFFINEUR - Christopher RCHARD - Quentin LOVINY - Céliane CULOT - Lindsay VEROVEN - Marie-Laure LIBOIS - Daphnée LANDRAIN - Perrine CULOT - Madame Michelle LANNEAU.

    Rang 2, de gauche à droite :

    Manon SCHRAM - Stéphanie VANDERSTUYFT - Estelle IMAKOR - Benjamin LAZIZ - Anne-Sophie COLOT - Giovanna BONIFACI - Boris PRAGER.

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  • LI DJON.NE VICAÎRE.

    Li djon.ne vicaîre faît l' catrèssime po l' prumî côp di s'vîye. Come i vaut todi mia c'mincî pa li c'mincemint, i s'a mètu à èspliquer aus-èfants comint ç' qui l' Bon Diu a faît po maç'ner Adam avou d'l'aurzîye.

    Quand il a yeû tot raconté, li p'tit nèsse lî d'mande :

    - Dijoz one miète, mossieû l'vicaîre, quand ça stî après, i n'ont pupont seû trover d'aurzîye, qu'î nos-a falu fé ça ôtrumint ?

    (Humour wallon paru dans le journal "Vers l'Avenir" du samedi 24 décembre 2016).

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    Traduction en français par Jean et Hélène.

    LE JEUNE VICAIRE.

    Le jeune vicaire fait le catéchisme pour la première fois de sa vie. Comme il faut toujours mieux débuter par le commencement, il explique aux enfants comment Dieu a façonné Adam avec de la terre glaise.

    Quand il a fini de raconter, le petit Ernest lui demande :

    - Dites un peu, Monsieur le vicaire, c'est quand, ils n'ont plus trouvé de terre glaise, qu'il nous a fallu faire autrement ?

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  • Une véritable histoire de cœur a débuté le lundi 30 janvier 1995 lorsque, à l'issue du journal télévisé de la RTB, un reportage exceptionnel est diffusé en direct du village d'Anhée avec, comme sujet, les inondations.

    À Lillois, M. DE BECKER, instituteur en classe de 6e primaire dans son village, est à l'écoute des informations du soir. Il est profondément touché par les évènements dont la commune d'Anhée doit subir, il y réfléchit, pense aux malheureux sinistrés et prend une sérieuse décision à leur égard.

    Il en parle à ses collègues et, le 2 février, le corps enseignant de Lillois, de la main de Mme MOINY, adresse une lettre aux parents et aux enfants de l'école communale d'Anhée pour qu'ils sachent qu'ils ne sont pas laissés seuls dans leur malheur. Ce n'est pas tout, 250 enfants de Lillois se mettent en devoir de récolter un maximum de billets de 100 francs en vendant des masques de carnaval, des porte-clés, des tartes et des gâteaux pour une incroyable somme de 60.000 francs.

    Ces élèves de Lillois, touchés dans leur cœur, ont envoyé à leurs petits collègues d'Anhée, leur propre photo accompagnée de quelques mots gentils et de dessins, de quoi confirmer qu'ils ne sont pas seuls dans leur détresse.

    La réaction ne se fait pas attendre, en guise de remerciements l'école d'Anhée, associée à celle d'Haut-le-Wastia a transmis à Lillois une maquette de trois mètres sur deux et une grande photo aérienne de sa région avec, en plus, une impressionnante documentation que l'école de Lillois n'a pas manqué de faire figurer dans l'exposition de sa fancy-fair.

    Là ne se termine pas cette merveilleuse et cordiale histoire, car des projets sont en gestation comme des échanges interclasses, le déplacement à Anhée, fin mai ou début juin, d'une délégation d'élèves et d'enseignants pour sceller un pacte de jumelage entre les deux écoles.

    (D'après un reportage signe F.G. paru dans le journal "Vers l'Avenir" du samedi 15, dimanche 16 et lundi 17 avril 1995.)

     

    Anhée - Anhée et Lillois, un véritable jumelage de cœur.

    Photo extraite du journal "Vers l'Avenir" du samedi 15, dimanche 16 et lundi 17 avril 1995.

    À vendre...tout à 100 francs ! ! !

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  • Déposant comme témoin dans son propre procès, GŒRING a pris la parole vers 14 h 30, hier mercredi, et l'a gardée pendant deux heures et demie. Il était vêtu de son uniforme gris-perle de la Luftwaffe, sans insignes ni ceinturon.

    Après avoir prêté serment, il déclare être né en Bavière le 12 janvier 1893. Son père était gouverneur de l'Afrique-Occidentale allemande. Sa jeunesse s'est écoulée en Autriche. Officier aviateur pendant la première guerre mondiale, il fut sérieusement blessé au cours d'un combat aérien. À la fin des hostilités il commandait la fameuse escadrille Richthoffen.

    L'ancien Reichsmarschall évoque maintenant sa première rencontre avec HITLER. "Un jour de novembre 1922, dit-il, au milieu de l'attention intensive de l'auditoire, je lus dans un journal qu'un homme nommé HITLER parlait tous les lundis soir à Munich. Je me rendis dans celle ville et entendis HITLER. Il disait que les protestations contre le traité de Versailles ne seraient pas entendues tant qu'elles ne seraient pas appuyées par la force..."

    "Ces paroles, dit GŒRING, éveillèrent l'écho le plus profond dans mon âme".

    C'est de ce jour que date son association avec HITLER.

    Munich 1923.

    Puis c'est le rappel du putsch manqué de Munich, le 9 novembre 1923, au cours duquel l'accusé-témoin est blessé. Réfugié en Autriche, en Italie ensuite, il rentre en Allemagne en 1927, à la faveur d'une amnistie générale. Il retrouve celui dont il devait demeurer le fidèle paladin. Son histoire va se confondre désormais avec celle du national-socialisme poursuivant sa marche ascendante jusqu'à sa prise légale du pouvoir, le 30 janvier 1933.

    Si les nazis ont accédé au pouvoir par des voies légales, ils n'en étaient pas moins décidés "à le conserver à tout prix, en toutes circonstances, non pour l'amour du pouvoir en soi, mais parce que cela était nécessaire pour libérer l'Allemagne".

    Président du Reichstag.

    GŒRING a été élu président du Reichstag. Il est également ministre de l'aviation du Reich, et président du conseil de Prusse. Ces dernières fonctions, d'importance capitale, lui permettent de chasser le gouvernement social-démocrate de ce "pays" et de dissoudre sa police. Il institue une police secrète d'État, ou Gestapo. Les prisons étant pleines, il décide de créer des camps de concentration.

    Il y eut naturellement des excès au début, concède GŒRING. "Mais, s'exclame-t-il, il n'en reste pas moins que cette révolution pour la liberté allemande a été de beaucoup la moins sanglante de toutes les grandes révolutions de l'histoire, à commencer par la Révolution française et la révolution bolcheviste de 1917".

    Et, sur un ton emphatique, il résume son rôle dans cette phase de l'histoire allemande par cette proclamation lancée comme un défi :

    "Oui, c'est bien moi, personnellement, qui ai favorisé l'accession au pouvoir du parti national-socialiste. J'ai travaillé de toutes mes forces à cette fin et pour que ce parti garde, seul, le pouvoir. C'est moi qui ai poussé HITLER au pouvoir suprême. J'ai agi ainsi pour favoriser le développement d'une Allemagne puissante et pour que ma patrie obtienne, enfin, la place qui de droit lui revient dans le monde".

    GŒRING parle sans faire aucun geste, carré sur son siège à la barre des témoins. Il s'exprime d'une voix sourde et grave, et débite son récit sans jamais se reprendre. On a l'impression qu'il a dû le répéter plusieurs fois dans la solitude de sa cellule. Les autres accusés l'écoutent avec attention, avec respect même. Pour eux, celui que le témoin KŒRNER a appelé "le dernier grand homme de la Renaissance", reste toujours le chef, même dans l'adversité et la captivité.

    Son avocat veut l'interroger sur le putsch de RŒHM en 1934, mais le président déclare l'audience levée ; l'ex-maréchal ramasse ses notes et retourne au banc des accusés.

    (Texte intégral extrait du journal "Le Monde" paru le vendredi 15 mars 1946).

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