• DJ' M'VA CACHÎ APRÈS ON' ÔTE BOTIQUÎ.

    Djan rintère o botique do cwamjî, mwaîs come onk qu'a pièrdu s' quinzin.ne :

    - Et adon, quand ç' qui vos m' rifroz mès solès ?

    - Quand vos m'auroz payî l' dêrène paîre qui dj v's-a r'ssèmelé !

    - Ô bin d'abôrd, dj m'va cachî après on'ôte botiquî pace qui dj n'saureu ratinde jusqu'à là !

    (Humour wallon paru dans le journal "Vers l'Avenir" du samedi 15 avril 2017.)

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    Traduction en français par Jean et Hélène.

    JE VAIS CHERCHER UN AUTRE BOUTIQUIER.

    Jean entre dans la boutique du cordonnier, fâché comme un qui a perdu sa quinzaine :

    - Et alors, quand réparerez-vous mes souliers ?

    - Quand vous aurez payé la dernière paire que je vous ai ressemelée !

    - Oh alors, je vais chercher un autre boutiquier parce que je ne pourrais attendre jusque-là !

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  • Le 20 octobre 1945, à Montignies-sur-Sambre, Raymond PUYENBROECK et Claire PAQUET unissaient leur destinée pour la vie. Cinquante ans plus tard, ils fêtaient à ce jour heureux à Bioul, en présence de leur famille et des autorités communales conduites par le bourgmestre d'Anhée, Luc PIETTE.

    Après une carrière de 38 ans comme dessinateur industriel au ACEC de Charleroi, Raymond et son épouse, Claire PAQUET ont trouvé notre village si calme et accueillant, qu'ils sont venus s'y installé, il y a de cela un quart de siècle, pour profiter d'une paisible retraite.

    Raymond est né le 14 septembre 1921 et Claire, le 11 avril 1923, à Charleroi.

    Bioul - Noces d'or des époux Raymond PUYENBROECK et Claire PAQUET.

    Photo extraite du journal "Vers l'Avenir" du vendredi 27 octobre 1995.

    Les jubilaires, Claire PAQUET (blouse blanche) et Raymond PUYENBROECK (extrême droite).

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  • AUS BRÂVÈS DJINS QUI FIÈSTÉYENUT LEÛS 50 ANS D' MARIADJE...

    Bin sovint, "lès rwèds-gamins" qui cour'nut aus bauchèles, si rind'nut compte sins piède di timps, qui lès bètchs qu'one comère done sont come lès côrnichons ètassîs dins leû bocau.

    Li prumî èst malauji à z-awè, maîs lès ôtes vègnenut sins pwin.ne !

    Adon, quand on rabrèsse one comère, c'è-st-one dimande d'intréye au-d-dizeûs po sawè si li d'zos èst libe !!...

    Quand is ont trové "Tchaussures à leûs pîds", is n' taudj'nut wère divant d' fé l' grand nuk...

    C'èst ç' qui v's avoz faît gn-a 50 ans di-d-ci.

    Vola 50 ans qu'vos vikoz èchone, avou brâmint d' pus di bons djoûs qui dès mwaîs.

    Aus cias qui vos dîront qui l' mariadje è-st-on bègnon d' miséres satchî pa deûs grossès bièsses, vos rèspondroz qui c'èst pus rade on nuk qu'on faît avou s' linwe èt qu'on n' sét disfé avou sès dints...

    Lès omes vos dîront qu'i faut mète lès comères au pas li prumî djoû... èt lès comères ni manqueront nin d'bwèrler qui c'èst lès feumes qui faîyenut lès omes tot vos acèrtinant qu'on coq marié pièd rad'mint sès sporons !...

    Audjoûrdu, on pout vos bistoker èt vos rabistoker !

    Pinsoz bin qui div'nu vîs èchone, c'èst div'nu vîs avou s' cœûr, sins r'môrds, sins r'grèts èt sins jamaîs r'waîtî à l'eûre, tot rotant todi d'vant, faît à mèseure.

    Fuchoz eureûs avou vos èfants èt vos p'tits-èfants.

    Ni roviyoz jamaîs qui l'amoûr ni s'mougne nin avou one fortchète ! C'èst pus rade one saqwè qui tape à l'tièsse, qui d'chind dins li stomac' èt qui d'dijère one miète pus bas...

    Fuchoz bin pus sovint amoureûs qu' malades, c'èst mi qui payerè l' méd'cin !

    Mais atincion ! Ni roviyoz jamaîs qu'i faut lès min.mes lètes po scrîre amoûr ou bin marou...!!

    Djôsèf d' èmon Guiyame.

    (Prose wallonne parue dans la revue "Li Chwès" d'octobre 2014.)

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    Traduction en français par Jean et Hélène.

    AUX BRAVES GENS QUI FÊTENT LEURS 50 ANS DE MARIAGE.

    Bien souvent, les gamins qui courent après les filles, se rendent compte, sans perdre de temps, que les baisers qu'une jeune fille donne sont comme les cornichons entassés dans leur bocal.

    Le premier est difficile à avoir, mais les autres viennent sans peine !

    Alors, quand on embrasse une jeune fille, c'est une demande d'entrée au-dessus pour savoir si le dessous est libre !!...

    Quand ils ont trouvé "Chaussures à leurs pieds", ils ne tardent guère avant de faire le grand nœud...

    C'est ce que vous avez fait il y a 50 ans.

    Voilà 50 ans que vous vivez ensemble, avec beaucoup plus de bons jours que de mauvais.

    À ceux qui vous diront que le mariage est un tombereau de misères tiré par deux grosses bêtes, vous répondrez que c'est plutôt un nœud que l'on fait avec sa langue et que l'on ne peut défaire avec ses dents...

    Les hommes vous diront qu'il faut mettre les femmes au pas le premier jour... et celles-ci ne manqueront pas de hurler que c'est elles qui font les hommes tout en certifiant qu'un coq marié perd vite ses ergots !...

    Aujourd'hui, on peut vous fêter et vous fêter de nouveau !

    Pensez que devenir vieux ensemble, c'est devenir vieux avec son cœur, sans remords, sans regrets et sans jamais regarder à l'heure, tout en marchant devant, fait à mesure.

    Soyez heureux avec vos enfants et vos petits-enfants.

    N'oubliez jamais que l'amour ne se mange pas avec une fourchette ! C'est plus une chose qui tape à la tête, qui descend dans l'estomac et qui digère un peu plus bas...

    Soyez plus souvent amoureux que malades, c'est moi qui payerait le médecin !

    Mais attention ! N'oubliez jamais qu'il faut les mêmes lettres pour écrire amour ou bien "marou...!!" (*)

    (*) marou = coureur de filles, coureur de jupons.

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  • Aussi étrange que cela puisse paraitre, le Pont de Godinne enjambant la Meuse entre Rouillon et Godinne est le seul de la région namuroise qui soit propriété communale et non propriété de l'État. Ce sort est échu à la commune d'Anhée qui avait bien de la peine à couvrir le coût de son entretien, à tel point que, depuis 1978, s'en débarrasser était le souhait du bourgmestre Luc PIETTE.

    Durant la guerre 1940-1945, le pont fut dynamité et la traversée du fleuve était assurée en barque par un passeur. Ce procédé s'avérait nécessaire, compte tenu que la gare SNCB, le Collège de Godinne et le sanatorium de Mont-Godinne étaient situés sur la rive droite.

    Après la guerre, le pont a été reconstruit par des moyens de fortune et à titre provisoire, en une seule bande de roulage régie par des feux de signalisation tricolores. Les usagers ont ainsi retrouvé une certaine commodité.

    Sur invitation du bourgmestre d'Anhée, le ministre LEBRUN et son chef de cabinet, M. SION, responsable du MET, se sont rendus sur place le mardi 24 octobre 1995, lesquels ont entendu les supplications du maïeur de prendre en charge ce fameux pont qui, en somme, est le lien entre les deux anciennes routes nationales passées sous régie de la Région avec l'ensemble du réseau wallon.

    M. Luc PIETTE s'adressant aux deux visiteurs leur dit : "La commune d'Anhée ne peut supporter la restauration du pont, ni à fortiori la construction d'un nouveau à double sens de circulation (estimation, 100 millions)".

    Son entretien, lui-même tellement onéreux, explique l'état de délabrement du garde-corps métallique rongé par la rouille. Lors des inondations du début de l'année 1995, on craignait que le soubassement des piliers soit érodé ; la circulation avait été interdite par mesure de sécurité.

    La reprise du pont par l'État...mais !

    La reprise du pont par l'État a suscité pas mal de tractations. D'abord, en 1978 un accord avait été conclu par ce dernier, puis ce fut la Région qui embraya. En ce temps, il était question d'une route à quatre bandes sillonnant la vallée, de Dinant à Namur. Le ministre MATHOT avait donné son agrément et un arrêté royal de transfert fut signé le 9 novembre 1982. Hélas, cet arrêté n'a jamais été publié au Moniteur, et pour cause, la commune s'était opposée au contournement d'Annevoie et aux expropriations qui devaient en découler.

    Le projet fut renvoyé en vain, successivement dans les bureaux des ministres OLIVIER puis BAUDSON.

    Une autre solution a vu le jour, celui d'intégrer le pont sur un barrage-écluse à établir à cet endroit. Aucune suite n'a été réservée à ce projet. Le bourgmestre d'Anhée espérait qu'un ministre namurois s'attacha à ce problème, et s'en exprimait comme suit quant à l'aspect touristique: "La vallée de la Haute-Meuse à haut attrait touristique, se doit de pouvoir offrir aux habitants et aux touristes, la possibilité de la parcourir au gré de leurs envies et de leurs besoins !"

    Le ministre LEBRUN, de but en blanc, a promis que ce problème serait étudié par son administration l'étude, mais aussi que l'idée du contournement d'Annevoie sera totalement abandonnée.

    (D'après un reportage de Paul BOUCHAT paru dans le journal "Vers l'Avenir" du jeudi 26 octobre 1995)

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  • Pendant onze années, Robert DELESCAILLE, né le 8 novembre 1920, a enseigné au niveau primaire à Couillet. Par la suite, nanti d'une licence en pédagogie, il a enseigné à l'école "Notre Maison" de Charleroi.

    Sa passion était la peinture et l'histoire. De ce dernier passe-temps, il en est résulté l'écrit d'un livre sur l'histoire locale de Denée.

    Son épouse, Anna VOSE, née à Couillet le 8 décembre 1918, était aussi institutrice et membre active de l'ACRF, un mouvement catholique féminin propre au milieu rural.

    Le couple, marié le 18 octobre 1945, a eu deux filles, trois fils, cinq petites-filles et deux petits-fils.

    Les autorités communales n'ont pas failli à la tradition en rendant visite aux jubilaires pour les féliciter et leur remettre le cadeau-souvenir de la commune.

    Denée - Noces d'or des époux Robert DELESCAILLE et Anna VOSE.

    Photo extraite du journal "Vers l'Avenir" du vendredi 27 octobre 1995.

    Les jubilaires, leur famille et les autorités communales.

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